Isolement social : ce que dit vraiment la recherche
On confond souvent solitude et isolement. Les chercheurs distinguent pourtant les deux : l'isolement social est l'absence objective de contacts réguliers, tandis que la solitude est le sentiment subjectif d'être seul — on peut être entouré et se sentir seul, ou vivre seul sans en souffrir.
Au Luxembourg, le nombre de personnes de plus de 65 ans a triplé en l'espace de 50 ans. Une enquête nationale menée par le LISER auprès de 500 personnes a permis d'identifier ce qui protège le mieux de l'isolement : l'accès aux commerces de proximité (boulangerie, pharmacie) et surtout la cohésion sociale du quartier — souvent davantage que le seul fait d'avoir de la famille à proximité.
Ce constat local rejoint les chiffres internationaux : selon l'Organisation mondiale de la santé, environ une personne sur six dans le monde est concernée par la solitude, et des chercheurs de l'université Johns Hopkins ont associé un isolement social marqué à un risque de mortalité accru d'environ 30 %, un niveau comparable à celui du tabagisme selon leurs travaux.
Source : étude LISER relayée par science.lu
Ces chiffres ne sont pas une fatalité : la littérature scientifique s'accorde aussi à dire que le lien social régulier — même quelques heures par semaine — a un effet protecteur mesurable. C'est précisément l'objectif de notre service Présence Solidaire : transformer cette recherche en visites concrètes, régulières et humaines.
